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Vers une protection de l’environnement marin de TOUTE la Manche

Le projet PANACHE se conclut du 17 au 19 mars, à Torquay, Angleterre. Il visait à améliorer la protection de l?environnement marin de la Manche par la mise en réseau des aires marines protégées existantes, du point de vue géographique, biologique et humain. PANACHE rassemble douze partenaires français et anglais, acteurs du milieu marin : organismes gestionnaires d'aires marines protégées, associations de protection de l'environnement, instituts de recherche et professionnels de la mer. Bénéfici

Vers une protection de l’environnement marin de TOUTE la Manche C’est un fait : les espèces vivantes ne connaissent pas de frontières administratives. Ainsi, les algues, poissons, mammifères et oiseaux marins de la Manche ne partagent pas les valeurs de la République ni ne sont rattachés à la Couronne.

Partant de ce principe -pour le moins fédérateur-, des gestionnaires d’aires marines protégées et protecteurs de l’environnement marin, de part et d’autre de la frontière, ont décidé en 2011 de mettre en commun leurs compétences afin d’impulser une plus grande cohérence dans leurs actions. L’espace Manche et à la fois étroit et fragilisé par de fortes pressions, et nulle logique environnementale ne semblait justifier une gestion dissociée de ses deux moitiés. Le projet PANACHE (pour « Protected Area Network Across the Channel Ecosystem » ou « Réseau d’aires marines protégées de l’espace Manche ») a pris forme un an plus tard : il visait à améliorer la protection de l’environnement marin de la Manche par la mise en réseau des aires marines protégées existantes, du point de vue géographique, biologique et humain. PANACHE rassemble douze partenaires français et anglais, acteurs du milieu marin : organismes gestionnaires d'aires marines protégées, associations de protection de l'environnement, instituts de recherche et professionnels de la mer. Bénéficiant d’un financement par le programme européen INTERREG IV A Manche, ils ont œuvré pendant près de trois ans à mener des études communes, instaurer des méthodes de travail cohérentes, partager leurs expériences et consolider des liens – écologiques et humains. Du 17 au 19 mars, à Torquay, en Angleterre, une conférence finale rassemble les acteurs de ce projet et de nombreux participants intéressés, autour d’un bilan enthousiaste. Le réseau existant d’aires marines protégées s’avère développé : il couvre 10% des eaux anglaises et 31% des eaux françaises de l’espace Manche (alors que la moyenne nationale est de 16,52% des eaux françaises).

En outre, son efficacité est assurée par une certaine « cohérence écologique » : les sites protégés sont par exemple bien connectés les uns aux autres ou encore jugés représentatifs des enjeux de protection. Pourtant, le projet a permis de faire surgir une priorité à considérer : la création d’aires marines protégées en haute mer, au large des côtes de la Manche, où elles font actuellement défaut et où des écosystèmes présentent un important besoin de conservation. La gestion des aires marines protégées existantes a aussi été questionnée dans le cadre du projet, soulignant à nouveau l’urgence d’accroître sa cohérence et son efficacité : des mesures ont donc été proposées pour améliorer la coordination franco-britannique des suivis d’espèces et d’habitats marins, et des outils communs et pérennes ont été développés pour partager les données produites.

Quatre chantiers phares ont réunis les experts scientifiques du projet PANACHE : la création de traineaux sous-marins équipés d’une caméra, pour filmer puis analyser les espèces rencontrées au fond de la Manche, celle d’un sonar visant à analyser tant la géographie des fonds que leur nature, le développement de méthodologies communes, pour suivre les oiseaux marins de la Manche et pour analyser l’impact socio-économique des aires marines protégées sur les activités qui y sont pratiquées : pêche professionnelle, surf ou encore baignade, mais aussi sur le tourisme, par exemple. Enfin, nombreux étaient les partenaires du projet dont la vocation est d’accueillir du public, pour leur faire découvrir -et leur apprendre à respecter- le milieu marin : Nausicaa – Centre national de la Mer, l’aquarium et centre de science de Boulogne-sur-Mer, mais aussi quatre « Wildlife Trusts »

britanniques, organisations environnementales très actives localement. Dans le cadre du projet, ces organismes ont rassemblé et sensibilisé à la thématique de la protection du milieu marin, sur la seule année 2014, plus de 12 500 personnes, à l’occasion d’une grosse centaine d’évènements publics. Un jeu vidéo éducatif a en outre été développé et est désormais accessible à tous gratuitement, en français et en anglais, pour poursuivre l’effort vers de nouveaux publics. Le projet PANACHE s’achève sur deux jours et demi d’échanges : bilan des actions menées par les uns et les autres, définition des bases de prochaines collaborations et ultime renforcement de liens humains déjà solides, entre acteurs transfrontaliers de la protection de l’espace marin commun.

Le projet PANACHE se conclut du 17 au 19 mars, à Torquay, Angleterre. Il visait à améliorer la protection de l?environnement marin de la Manche par la mise en réseau des aires marines protégées existantes, du point de vue géographique, biologique et humain.

 

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