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UNE GRIPPE OU UNE INTOXICATION AU MONOXYDE DE CARBONE ?

Le froid fait son grand retour.

L’occasion pour la campagne Un Cri d’Alarme avec achetons-local de rappeler sa sensibilisation auprès de la population française en ce qui concerne les intoxications au monoxyde de carbone (CO). Selon l’INPES, près de 75% de ces intoxications surviennent pendant cette période de chauffe. La raison en est simple : les installations de chauffage à domicile peuvent potentiellement émettre du monoxyde de carbone.

Si les températures hivernales baissent, cela implique aussi le retour… des épidémies de grippe et autres maladies ! Maux de tête, vomissements, fatigue : ces symptômes sont généralement associés aux virus hivernaux. Et si cela cachait autre chose ?

Conséquences du retour du grand froid

A partir d’octobre, l’été s’en est allé, le froid a fait son grand retour et il est difficile d’échapper aux maladies typiques de l’hiver : le rhume, l’angine, la grippe… Si pour éviter d’attraper froid, les chauffages sont rallumés dans les foyers, ce n’est pas pour autant sans risque. En effet, si un appareil de chauffage à combustion (par exemple au gaz, au fioul, au bois, aux granules) vient à dysfonctionner, il peut rejeter du CO dans l’air et cela peut s’avérer bien plus dangereux qu’un virus. 0,1% de monoxyde de carbone dans l’air tue en 1 heure, 1% en seulement 15 minutes. Les intoxications légères provoquent des maux de tête, de la fatigue, des nausées ou des vertiges, symptômes communément associés à un état grippal. Dans les intoxications les plus sévères, le monoxyde de carbone, après avoir pénétré le corps par les poumons et pris la place de l’oxygène dans les globules rouges, réduit le taux d’oxygène arrivant aux organes vitaux tels que le cœur et le cerveau. Cette intoxication est marquée par une confusion, une accélération du rythme cardiaque, des convulsions, une perte de connaissance pouvant conduire à une hospitalisation, laisser des séquelles à vie, être mortelle.

Selon M. Jean-Marc Charrier, pompier retraité et ambassadeur de la campagne Un Cri d’Alarme : "pour une exposition légère, les symptômes seront des maux de tête, des nausées ou encore des vomissements. Ensuite, pour une exposition, moyenne, on peut ressentir de violents maux de tête, de la somnolence et de la confusion. Enfin, lors d’une forte exposition, la perte de connaissance, des convulsions, et enfin de décès". L’ancien sapeur-pompier prévient : "le seuil de dangerosité est très rapidement atteint".

Le CO en quelques chiffres (Source INVS) : Pour l’année 2016 : Nombre total de personnes exposées : 3 349 et nombre total de personnes transportées vers un service d’urgences hospitalier : 2 205. Période de chauffe 2016-2017 (Septembre 2016 à Mars 2017) : 935 signalements ont été transmis au système de surveillance, exposant 3 216 personnes signalées comme ayant été exposées au monoxyde de carbone, soit près de 4 événements par jour et plus de 16 personnes par jour sur la période dont : 2 047 ont été prises en charge par un service d’urgence hospitalier. 400 ont été dirigées vers un service de médecine hyperbare. 18 personnes sont décédées d’une intoxication accidentelle au CO. Au cours de la période de chauffe précédente, le nombre de personnes décédées était équivalent.

Se protéger
Il est important de se protéger et protéger ses proches en adoptant des gestes simples : Le premier geste est de faire systématiquement appel à un professionnel qualifié pour vérifier ses chaudières ou chauffe-eau à combustibles ainsi que ses conduits de fumée chaque année ou avant de les redémarrer en hiver. Attention à ne jamais utiliser comme moyen de chauffage des appareils non-prévus à cet effet, comme les gazinières, les fours, les braseros… Le second geste est d’installer des détecteurs de monoxyde de carbone en priorité dans chaque pièce à risques, c’est-à-dire dans les pièces renfermant des appareils à combustion comme la cuisine, la buanderie, le garage. Pour une meilleure sécurité, un détecteur de CO peut être également installé dans chaque chambre à coucher, dans les pièces à vivre. Une fois ce petit équipement installé, il convient d’en vérifier régulièrement le bon fonctionnement. Si l’habitation ne possède aucun appareil à combustion, le détecteur de monoxyde de carbone peut être utile et sauver des vies quand même. M. Christophe Solar ambassadeur de la campagne Un Cri d’Alarme en témoigne : «Deux amis ont voulu fumer une dernière cigarette assis sur le canapé et le foyer de la cigarette est tombé entre les deux coussins du canapé. Le tissu s’est consumé doucement, sans aucune flamme. Malheureusement, cela a suffi à produire une concentration mortelle de monoxyde de carbone, et mes deux amis sont décédés. L’un d’eux a été retrouvé la main accrochée à la fenêtre… Il aurait voulu l’ouvrir mais n’a pas réussi. Ils laissent derrière eux trois et deux enfants".
 

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