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SURESNES A RESTAURÉ LE GLOBE DE L'ECOLE DE PLEIN AIR

Ce globe est à l'image de l'Ecole de plein air un élément marquant du paysage de notre ville qui est cher au cœur des Suresnois et symbolise les idées pédagogiques

Le globe de l'Ecole de plein air retrouve son éclat originel

Initiée par la ville de Suresnes, cofinancée par une souscription publique, la restauration de cette œuvre de Beaudoin et Lods, propriété de l'Etat et classée Monuments historiques, a été un processus complexe.

Au terme d'un processus de restauration de trois ans il a retrouvé l'éclat de ses couleurs originelles et resplendit à nouveau, « bleu comme une orange » comme l'écrivait Jacques Prévert. Christian Dupuy, maire de Suresnes, vice-président du Conseil départementale a inauguré vendredi 11 février le globe terrestre marquant l'entrée de l'Ecole de Plein air, réalisé par les architectes Eugène Beaudoin et Marcel Lods en 1935 qui permettait à l'époque de sa construction, dans les années 30, aux élèves suresnois d'apprendre la géographie de manière concrète dans une démarche pédagogique novatrice.

A l'image de l'Ecole dont il marque l'entrée le Globe avait en effet subi les épreuves du temps : oxydation des tirants métalliques, carbonatation du béton, infiltration d'eau, tags, fissures etc... Quoique n'en étant pas propriétaire (le globe, comme l'Ecole de plein air, est propriété de l'Etat) la Ville a décidé de prendre en charge la restauration, dossier qui s'est avéré long et complexe sur plusieurs plans :

administratif et juridique la ville n'est pas propriétaire de l'œuvre une convention de gestion temporaire signé avec l'Etat en 2015 a donné à la ville une délégation temporaire afin de procéder aux travaux. financier : la ville a versé 51 441 euros, l'Etat 25 619, la Région 11 340. Pour boucler le budget de restauration de 100 000 euros, une souscription publique lancée en 2015 avec le soutien Fondation du Patrimoine a rapporté 11 600 euros, signe du fort attachement des Suresnois à cet élément du patrimoine urbain. technique : l'immeuble, classé au titre des monuments historiques, ne pouvait être restauré sans autorisation de la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France et le rigoureux contrôle scientifique et technique du service des Monuments historiques.

Menés par les entreprises Novbéton et Tollis, sous le contrôle scientifique conjoint de Marie-Pierre Deguillaume, directrice du MUS ; Marie-Agnès Férault, conservatrice du patrimoine au service des Monuments Historique et Carsten Hanssen, architecte du patrimoine à l'Atelier 27, après des études menées en laboratoire pour dresser un constat d'état approfondi, les travaux ont duré de septembre 2017 à février 2018. Ils ont vu successivement le remplacement des tirants métalliques, la reconstitution de la calotte polaire et de la cordillère des Andes, la suppression de mousses, lichens, micro souillures et tags et l'aération du globe par des trous percés dans la sphère. La dernière étape a consisté en la remise en couleur par une restauratrice de décors peints. Enfin il a été décidé, en accord avec les Monuments historiques, de conserver les points d'attache de la passerelle qui à l'origine faisait le tour du globe, mais n'est plus compatible avec les normes de sécurité actuelles.

« Ce globe est à l'image de l'Ecole de plein air un élément marquant du paysage de notre ville qui est cher au cœur des Suresnois et symbolise les idées pédagogiques, sanitaires et sociales portées par le maire de Suresnes Henri Sellier, souligne Christian Dupuy. J'espère désormais que cette énergie mobilisée autour de la mappemonde se communique à l'Ecole de plein air de Suresnes pour initier des interventions permettant sa sauvegarde effective ».

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