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Loïc Awe, la fibre «made in France»

Loïc Awe a créé sa marque de vêtements avec la complicité de sa maman, Denise. Un jeune talent qui joue la carte du made in France.

Tourquennois mais Français avant tout, Loïc Awe affiche la fougue d’un jeune entrepreneur.


À seulement 21 ans, tout droit sorti du Cepreco (Centre de Préparation aux Carrières du Commerce) à Roubaix, il s’est lancé dans le vêtement « made in France ». Sa marque, Rhoots couture, est née en septembre 2013. «  Nous proposons du streatwear en édition limitée, fait main, dans notre atelier basé à Lille.  » Le discours est léché. Professionnel.

 

Loïc Awe a grandi dans le quartier des Phalempins à Tourcoing avec ses deux frères et ses trois sœurs. À l’école, il était, de son propre aveu, un élève moyen. «  Je faisais juste ce qu’il fallait.  » Après avoir passé son baccalauréat au lycée Jeanne d’Arc à Tourcoing, le jeune homme se lance dans un BTS négociation et relation client (NRC). «  J’ai toujours aimé la vente, le contact avec la clientèle.  » En guise de projet de fin d’études, Loïc Awe crée sa marque de vêtements, «  urbaine et chic  ». Le déclic.

« Je relance l’économie à ma façon »

Loïc Awe ne sait pas dessiner le patron d’un pull, encore moins coudre un ourlet mais il a des idées et par-dessus tout, il aime la mode. Une passion héritée de sa maman, Denise, qui est couturière. Son BTS en poche, Loïc Awe décide de devenir auto-entrepreneur. C’était il y a huit mois. L’aventure Rhoots couture débute dans le couloir de la maison familiale. «  J’avais installé un petit bureau avec un ordinateur  », se souvient le Tourquennois. Soutenu par sa maman, il lance une première collection homme. Principalement des hauts, comme ce tee-shirt en coton avec une paire de manches en cuir ou ce pull gris déstructuré à manches courtes. À l’étroit chez lui, le jeune patron décide de déménager dans le centre-ville de Lille. Pourquoi Lille plutôt que Tourcoing ? «  À Tourcoing, les loyers sont moins chers mais Lille est la ville centre. C’est l’idéal lorsqu’on travaille dans le milieu de la mode. » Pour Loïc Awe, le choix du « made in France » est loin d’être un simple coup marketing. «  J’aurais pu sous-traiter avec une usine en Chine, par exemple. Les coûts auraient été moindres mais j’ai préféré miser sur le savoir-faire français.  » Dans l’Hexagone, les jeunes sont de plus en plus nombreux à jouer cette carte, à l’image de Guillaume Gibault et son Slip Français.

Pour lancer Rhoots couture, Loïc Awe a puisé dans ses propres économies   : «  Mes salaires de vendeur en magasin l’été  ». En tant qu’entrepreneur de moins de 25 ans, il pensait bénéficier d’aides de l’État. Un message à adresser au ministre du Travail ? «  En France, les jeunes qui veulent se mettre à leur compte ne sont ni aidés, ni soutenus. Le gouvernement devrait leur donner un coup de pouce. Après tout, on relance l’économie à notre façon.  » 

ÉLODIE BARTOLIC

 

 

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