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Consommer local, ça marche ? On a été voir dans les supermarchés valenciennois

C’est une idée reçue qui tombe. « Acheter à des producteurs locaux n’augmente pas les prix de vente, continue Alan Guyomarc’h, le directeur de Leclerc à Saint-Amand. Le coût du transport est moins élevé. Souvent, c’est le producteur qui vient livrer lui-même. »

Ils sont présentés comme la providence pour la planète, et comme la solution d’avenir pour une autre économie à construire.

 

Ils sont bons... pour l’emploi local. Où en est le Valenciennois en matière de circuits courts , ceux là même qui visent à raccourcir la distance entre producteurs et consommateurs ? Consommer local, est-ce possible, par exemple, dans les grandes surfaces ?

 

Kyllian, 3 ans, cède à la tentation de cette botte de poireaux cultivés à Pecquencourt, près de Douai.

 

« Nos salades viennent de derrière chez nous », s’amuse Christophe Burette, le directeur adjoint d’Auchan Petite-Forêt. « Ça fait partie de la volonté de notre enseigne de développer des produits plus régionaux, continue le directeur d’un des Match du Valenciennois. Il n’y a pas que le Maroilles, il y a aussi les yaourts et de nombreuses autres choses. »

Le produit local est souvent un fruit, un légume, parfois un peu de beurre, du miel ou de la viande... « Notre filet américain vient de Saint-Amand, détaille Philippe Leroy, le responsable du service boucherie volaille d’Auchan Petite-Forêt. On organise des animations pour les faire connaître : ce sont des produits de qualité à des prix intéressants. Ils nous coûtent même parfois moins chers que si on passait par une centrale d’achat. »

« Acheter à des producteurs locaux n’augmente pas les prix de vente »

C’est une idée reçue qui tombe. « Acheter à des producteurs locaux n’augmente pas les prix de vente, continue Alan Guyomarc’h, le directeur de Leclerc à Saint-Amand. Le coût du transport est moins élevé. Souvent, c’est le producteur qui vient livrer lui-même. »

On aurait aimer avoir des chiffres précis, savoir combien de produits locaux sont proposés dans les étals par rapport aux autres. Ça restera un mystère. « Notre chiffre d’affaire sur ces produits a augmenté en deux ans », précise tout de même Alan Guyomarc’h. Les grandes enseignes ne s’y trompent pas : Lidl est entré dans la course « il y a deux ans. Quand on est sorti du hard discount, précise Nicolas Calo, le responsable de la communication du groupe.On veut changer d’imageles produits locaux y contribuent. »

Jouer sur la fibre de l’emploi local

« Je pense que le produit local sécurise le client, analyse Philippe Leroy. Après les reportages à la télé, ils sont beaucoup plus attentifs à ces produits-là. » « Et ils savent que ça peut jouer sur l’emploi local », continue Alan Guyomarc’h.

En général, c’est le producteur qui vient frapper à la porte du centre commercial. « On est ouvert à toute proposition, nous dit Philippe Leroy. La seule chose importante est que les règles de qualité alimentaire soient respectées. » « Et, nuance Alan Guyomarc’h, qu’on puisse être approvisionné tout au long de l’année. »

L’eau coule-t-elle de source?

 

Un de nos lecteurs nous a contactés la semaine dernière pour nous prévenir qu’au Leclerc de Saint-Amand-les-Eaux, on ne trouvait pas d’eau... de Saint-Amand, et que c’était bien dommage. « Je ne fus pas le seul étonné », nous précise cet Amandinois, déçu.

Nous avons poussé, hier midi, la porte de cette grande surface et y avons trouvé sans mal cette eau locale. « On se doit de la détenir, nous a répondu Alan

 

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